L’Oreille-du-voyageur 1 mars
L’Oreille du voyageur
Un livre d’art, intitulé L’Oreille du voyageur.
Nicolas Bouvier, de Genève à Tokyo, est à
paraître aux éditions Zoé.
La musique occupe en effet une place
essentielle dans la vie et l’oeuvre de Nicolas
Bouvier. Pour lui, la musique est souveraine.
Ce livre explore l’univers musical tel que l’a
parcouru le voyageur, avec un accent particulier
sur le Japon.
Musicologues et critiques littéraires
présentent les diverses facettes des musiques –
classiques, traditionnelles ou populaires – que
Nicolas Bouvier a enregistrées et aimées.
Les musiciens et les instruments de musique
ont fasciné le photographe passionné de l’instant
que fut Bouvier. Ses photographies évoquent
avec intensité le rapport intime et concentré –
mains et visages – de la musique en train de se
faire et de se donner.
De courts textes de Nicolas Bouvier, relevés
dans ses carnets de route ailleurs ou ici,
permettent de saisir des moments de grâce que
la musique tient ensemble et que les mots et les
images de l’écrivain éclairent. Faire et vivre de
la musique, en mourir, tel fut le rêve de Nicolas
Bouvier qu’il nous a laissé en partage.
Par ailleurs, un CD est inclus dans le livre. Dans un entretien qu’il a accordé en 1996 (« L’Usage de la musique: entretien avec Nicolas Bouvier »), Bouvier évoque son amour de la chanson française, des musiques du monde, du jazz, et de la musique classique ; dans un autre entretien datant de 1976 (« Musiques folkloriques d’Extrême-Orient »), Bouvier parle des musiques japonaises. Ces deux entretiens proviennent des archives de la Radio Suisse Romande.
Une exposition, intitulée Nicolas Bouvier et la musique, de Genève à Tokyo. Partitions d’une vie, aura lieu à la Bibliothèque municipale de Brest, du 4 avril au 4 juillet 2008.
Elle va présenter la vie de Nicolas Bouvier à travers l’angle de la musique. Cette exposition accueillera des photographies de Nicolas Bouvier, prêtées par le Musée de L’Elysée de Lausanne : la plupart sont inédites. On y verra notamment des photos prises au cours de voyages dont Bouvier n’a jamais parlé -- Bali, Thaïlande, Indonésie -, et qui représentent des musiciens, des gamelans, des orchestres, des ballets, ainsi que des autoportraits. Il y aura également des documents manuscrits et tapuscrits prêtés par la Bibliothèque de Genève (carnets de voyage, partitions, lettres), qui dévoilent un Nicolas Bouvier intime, mélomane, musicien, ainsi que les bobines du Nagra et l’accordéon de L’Usage du monde: ces derniers objets sont prêtés par Mme Eliane Bouvier.





